


"Owendo-Belinga". Ce chemin de fer doit servir principalement à l'évacuation du Fer qui doit être exploité sur le site de Belinga dans l'Ogooué-Ivindo. Arrivé au pouvoir, Albert Bongo décide que le fer de Belinga n'est plus si important que ça car il a désormais le pétrole, beaucoup de pétrole. Il ordonne, contre l'avis de la banque mondiale et de beaucoup de gabonais de l'époque de Léon Mba, d'abandonner le projet Belinga, mais d'en récupérer la ligne de chemin de fer et en modifier le tracé, qui irait dorénavant d'Owendo jusqu'à Franceville. Ce projet pharaonique reste une folie financière qui jusqu'aujourd'hui, demeure déficitaire. Ce projet a été l'occasion pour les prédateurs du Gabon de
se sucrer sur notre dos. Le maitre d'œuvre des travaux fut l'entreprise française (vous l'aurez deviné) Spie Batignolles. Une entreprise étatique est mise en place pour gérer le Transgabonais, l'OCTRA qui fera faillite et disparaitra. En 1999, l'état Gabonais cède l'exploitation Transgabonais à des privés qui sont la SNBG et la société belge Transurb qui s'associent dans un consortium.



Suite à cette résiliation de contrat, le groupe Transurb soumet une plainte contre le Gabon au CIRDI. al C'est la sentence de ce recours qui vient d'être annoncée. En effet, c'est le 11 Mai 2010, que le CIRDI infligeait le soufflet définitif à l'état gabonais. Le CIRDI a décidé que le Gabon devait indemniser le consortium
Transurb à raison de 240 millions de dollar, soit environ 120 milliards de francs cfa. La décision est irrévocable et tous les recours ont été épuisés. Il va falloir payer. Voici où conduit le pilotage à vue.

note salée.

couteuses sont prises et qui doit subir les conséquences de leur contrepoids. Les bongoïstes doivent savoir que le monde a changé; on ne peut plus rien cacher. La vérité, dans toute sa laideur, finie toujours
par sortir, même sous le radieux soleil équatorial. Après la dépense des 65 milliards pour une inutile propriété à Paris, voici que le trésor public doit signer un chèque de 120 milliards pour l'affaire du Transgabonais. Ce n'est pas fini car on nous apprend que devant le CIRDI, se trouve un autre dossier délicat, celui de la main mise de
Bolloré sur le port d'Owendo. S'il est prouvé que Bolloré a utilisé des méthodes mafieuses pour avoir le contrat, le Gabon va encore payer des centaines de milliards en indemnités.

dépense de 10% du budget de l'état qui n'était pas prévue. Comment Ali
Bongo et ses émergents comptent combler ce trou? Vive l'émergence!




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